L'hématome épidural

Il s'agit d'épanchements de sang en dehors de la dure-mère, directement sous le crâne (Fig. 1). Ils apparaissent à la suite d'un coup à la tête (par exemple lors d'une chute à bicyclette), provoquant une fissure du crâne. Surtout chez les jeunes, il peut alors se produire une hémorragie artérielle entre les méninges et le crâne. Puisqu'il s'agit d'un saignement artériel, il peut être rapidement important. Il comprime ensuite le cerveau sous-jacent et occasionne une perte de conscience et un coma, entraînant le décès si on n'intervient pas rapidement..

Figure 1 : Image d'un hématome épidural près d'une crâniotomie. L'hématome est au-dessus de la dure-mère, directement sous le crâne. Le crâne présente une fissure, qui est la cause de la déchirure et du saignement de l'artériole de la dure-mère. Le saignement est très rapide et conduit en quelques heures à une collection sanguine potentiellement mortelle.

Si, lors de la fissure, une artériole de la dure-mère est déchirée, il se produit un saignement artériel qui, après quelques heures, donne lieu à un gros hématome avec pression sur le cerveau. Il y d'abord des maux de tête croissants, de la somnolence et enfin une inconscience par compression du cerveau. Dans l'intervalle, il peut n'y avoir aucune plainte (à l'exception de légers maux de tête, parfois) de sorte qu'il semble ne rien se passer. Le diagnostic est confirmé par le scanner, où l'hémorragie apparaît comme une tache en forme de lentille à l'extérieur du cerveau.

En conséquence, le cerveau est repoussé vers l'autre côté du crâne. L'opération consiste à créer un orifice ou un volet (crâniotomie) à l'endroit où doit se trouver l'hématome d'après le scanner. On voit immédiatement les caillots qui ont repoussé vers l'intérieur la dure-mère et le cerveau, en dessous. Les caillots sont enlevés, l'artère qui saigne est identifiée, et l'hémorragie, arrêtée. Si un hématome épidural est opéré à temps, la récupération est généralement bonne. Le délai avant que la compression n'occasionne des dommages irréparables est cependant court. C'est pourquoi ces patients sont admis en observation aux soins intensifs. Si leur état de conscience se détériore rapidement, ils doivent être immédiatement opérés.

L'intervention consiste en une trépanation. Un morceau de la voûte crânienne est enlevé au-dessus de l'hémorragie. En effet, le chirurgien doit pouvoir arrêter le saignement et retirer le caillot de sang immédiatement. Ensuite, le volet osseux est généralement replacé, bien que le chirurgien puisse décider de le faire dans un deuxième temps. S'il s'agit de patients jeunes, sans coma prolongé, soignés dans un centre de neurochirurgie reconnu (comme le service de neurochirurgie de l'AZ Nikolaas) le pronostic est habituellement favorable, contrairement à celui de l'hématome sous-dural.

Suivi

Suivi/Récupération

La récupération dépend principalement de l'importance et de l'emplacement de l'hémorragie et des lésions cérébrales possibles.

Pour une récupération aussi rapide que possible, plusieurs disciplines doivent être impliquées :

  • Kinésithérapeute
    Le kinésithérapeute travaille principalement sur le réapprentissage d'une posture et de mouvements normaux.
  • Logopède
    Le logopède se concentre sur le langage, la parole et la déglutition.
  • Diététicien
    Le diététicien est impliqué dans les problèmes d'alimentation, tels qu'un apport alimentaire inadéquat.
  • Ergothérapeute
    L'ergothérapie vise à réapprendre aux gens à se livrer à leurs activités quotidiennes, d'une façon aussi autonome et sûre que possible.
  • Assistance médicosociale
    Le travailleur social se focalise sur la situation à la maison, par exemple l'organisation des soins à domicile
  • Médecin de revalidation
    Le médecin de revalidation est consulté pour, entre autres, le traitement de suivi après la sortie.

Les disciplines impliquées au cours du séjour dans le service de neurochirurgie de l'AZ Nikolaas dépendent de chaque situation. Le neurochirurgien, les infirmières, les kinésithérapeutes, les kinésithérapeutes et l'infirmière sociale se concertent, lors d'une séance multidisciplinaire hebdomadaire, sur les soins à appliquer. De cette façon, un plan de traitement personnalisé est établi. Si plusieurs disciplines sont impliquées dans le traitement et la revalidation, on parle d'équipe multidisciplinaire. Cette équipe multidisciplinaire, qui comprend le neurologue et les infirmières, a une consultation conjointe, une fois par semaine. La revalidation n'a pas lieu au service de neurochirurgie lui-même mais dans un centre de revalidation, associé ou non à notre hôpital.